Né en 1972, Eric Tibusch est d’origine française, plus particulièrement de la ville de Bonifacio en Corse du sud. Il découvre la Polynésie française à l’âge de 3 ans et depuis son enfance se partage entre l’île de beauté et Tahiti qu’il quitte à l’âge de 12 ans. Depuis toujours passionné par le stylisme et la mode, Eric Tibusch est remarqué, en 1998, par Jean Paul Gaultier qui l’intègre à sa célèbre Maison de haute couture et lui confie notamment la responsabilité de ses défilés à l’étranger. C’est en tant que consultant pour les programmes de développement mode qui lui permettaient de diriger des projets de fourrure avec des créateurs de mode, qu’Eric Tibusch décide de créer sa propre maison de couture en juillet 2006, alors âgé de 34 ans.
1° Collection Couture 06.07.2006 « Bonheur »
Pour ma première collection j’ai souhaité conjuguer l’élégance tahitienne à la couture parisienne. C’est une sorte d’hommage à mes deux cultures, la Polynésie et la France métropolitaine, un pont entre un milieu urbain et un archipel paradisiaque. Un lieu, où se mêlent des coupes contemporaines et occidentales à des matières exotiques (plumes de perroquets, perles, corne, nacre…) J’ai tenté de retranscrire la mentalité polynésienne dans une attitude couture, d’inviter le spectateur et les clients à un voyage initiatique.
2° Collection Couture 23.01.2007 « Les Parisiennes sont toujours là ….. »
Cette collection est dédiée particulièrement à l’élégance française qui m’a toujours inspiré dans mon travail. Aujourd’hui, c’est en prenant quelques éléments masculins pour les inclure dans sa garde robe que la parisienne innove. Avec des modèles épurés mettant toujours leurs silhouettes en valeur, les petites femmes de Paris gardent bien leur titre d’ambassadrices de l’élégance. La saison dernière, cette même parisienne qui découvrait la Polynésie Française revient à ses origines, Paris.
3° Collection Couture 05.07.2007 « Meurtre aux Champs-Elysées »
Dans cette collection j’ai voulu traiter l’émancipation de la femme à travers un polar basé sur le thème d’un meurtre. Les mélanges masculins et féminins sont cette fois traités d’une façon allégée pour aller vers l’essentiel. Des robes en incrustation de passementeries, des tailleurs slim en prince de galles pur lin enduit et métallisé cuivre. Des nouvelles coupes de fourrure et des soies très riches en couleurs (rouges sangs et noires) ont été la base de ma gamme de coloris pour cette collection. Egalement, un bon nombre de coupe très près du corps qui s’intitulent « mise en examen » …. Chaque passage a son propre rôle jusqu’à la mariée en noir vêtue d’un fourreau en dentelle « Mantille ».
4° Collection Couture 24.01.2008 « zéro-tic »
Toujours dans la continuité de mon travail sur l’émancipation des femmes dans notre millénaire « Zéro-tic » est une collection pure couture qui habille une cliente résolument contemporaine…… telle est ma réinterprétation de la femme actuelle. Son histoire tourne autour de l’érotisme, de la sensualité, la séduction et de l’amour. Les ‘faces-à-mains’ en verre gravés sont les reflets des multiples personnalités qui sommeillent en chacun. Les corps des mannequins étaient entièrement pailletés et cela a fourni une nouvelle force sur l'émancipation de la femme.
5° Collection Couture 02.07.08 « anti-chambre »
Une voyageuse qui se trouve aujourd’hui à Cap Town demain à Palm Beach après demain à New-York, une vraie Globetrotteuse qui se retrouve dans son « anti-chambre » et qui au grès de ses voyages associe des mélanges propres à ses différentes découvertes qu’elle intègre avec sa culture française. Une femme résolument émancipée.
6° Collection Couture 27.01.09 « Bonnie and Clyde »
Le mythe de Bonnie and Clyde de façon métaphorique. Partant du principe que la Femme moderne a tout à la fois une part de Bonnie et une part de Clyde en elle, il nous propose donc cette nouvelle garde robe aux accents féminins-masculins. Le résultat de ce hold up Couture : une nouvelle façon d’aborder le tailleur, de nouveaux volumes, des robes du soir ou des robes cocktail, déclinées en lins et mousselines de lin dévorés, organza et même cuir, et qui empruntent aux codes du vestiaire masculin pour les détourner de façon résolument féminine : carreaux Prince de Galles et rayures tennis, cols et manches de chemises de mecs, cravates et gilets, ou encore jeux de laçages et de patchworks. Et comme si cela ne suffisait pas, Eric souligne la beauté de cette femme de l’été 2009, véritable gangster fashion, par des parures de têtes qui s’inspirent des ceintures pour homme, sortes de harnais de cuir, affirmant ainsi une allure d’amazone contemporaine et rock.
7° Collection Couture 07.07.09 « Evolution »
Pour l’Automne Hiver 2009/10, Eric Tibusch Paris nous convie à une odyssée Couture à travers les styles et convoque des figures aussi mythiques et diverses que Marlène Dietrich, David Bowie ou encore Michael Jackson. Très largement inspiré par la musique cette saison, avant même que l’actualité ne nous rattrape, Eric Tibusch signe ici une nouvelle collection à l’esprit rock’n roll, pour célébrer une femme Couture d’aujourd’hui, résolument vénéneuse. La nouvelle garde-robe Eric Tibusch Paris de l’hiver prochain fait toujours la part belle au masculin-féminin et en renouvelle l’esprit : les volumes décollent et les cols s’affirment, vrillés, asymétriques et souvent XXL, la taille est ultra serrée… Eric Tibusch bouleverse les codes, parfois avec provocation pour une collection riche, voire exubérante et sexy, qui mêle soieries, fourrures, dentelles, guipures, à des broderies totalement nouvelles. Les silhouettes sont audacieuses à l’allure d’héroïnes « rock fatales ».
8° Collection Couture 26.01.10 « Orbital »
Pour le Printemps-Eté 2010, la maison Eric Tibusch Paris nous invite à découvrir une collection couture à la dimension architecturale, dont les maîtres mots sont les volumes et l’Espace : les volumes dans l’espace et l’Espace comme source d’inspiration. En effet, Eric Tibusch, inspiré par l’univers cinématographique de Stanley Kubrick et des films de science fiction, nous plonge cette saison dans une galaxie raffinée et futuriste tout en se jouant plus que jamais des volumes et des proportions. Il convoque une astronaute couture qui aurait été missionnée par la NASA pour un voyage sur Saturne et qui en serait revenue comme habillée de ses anneaux…
Les carrures se déploient, XXL, les ellipses scandent la collection alors que de savants jeux de bandes ou de mille feuilles de plissés viennent parer les silhouettes. Des broderies de bois brûlé font écho à des broderies de fleurs éternelles, mêlées au lin métallique, à la dentelle or dévorée à l’acide, au crêpe marocain ou encore à la soie. Eric Tibusch Paris propose donc une nouvelle collection qui regarde résolument vers le futur.
La bande son de la collection Couture Eric Tibusch Paris printemps été 2010 a été réalisé spécialement pour ce défilé et signée par Nicole Slack Jones, une artiste complète de la Nouvelle-Orléans en Louisiane qui chante du gospel, de la soul et du funk.
9° Collection Couture 06.07.10 « Légende »
Un rendez-vous qu’Eric Tibusch a décidé de placer sous le signe du spectaculaire, en convoquant des univers de légendes mythiques ou plus contemporaines, urbaines, pour habiller ainsi une femme Couture presque mutante, revendiquant son animalité.
C’est donc une garde robe Couture complète et tournée vers le futur qu’il proposera, aux accents fantastiques, inspirée par l’esprit des films de Tim Burton, mais aussi allant à la rencontre des mythes de Poséidon ou du Minotaure, et de bien d’autres encore.
A découvrir les nouvelles amazones contemporaines d’Eric Tibusch, véritable bataillon de femmes affirmées et conquérantes, qu’il habille selon un vestiaire couture ultra sophistiqué : des tailleurs et des robes de jour à profusion, des robes cocktails et robes du soir détonantes, et même des tailleurs bikini…
Pour la toute première fois, ce ne sera pas la Mode qui va vers l’Art mais l’Art qui devient Mode, car Eric, à partir d’une véritable toile contemporaine, signée Alexandra Mas, qu’il aura découpée, proposera la toute première robe Couture tableau.
De nombreuses silhouettes seront d’ailleurs scandées par des collants peints part cette artiste et parés d’os de squelettes.
Le corps humain est d’ailleurs donné à voir tout au long de la collection, via l’ossature, comme une sorte de nouvelle architecture Couture…
Le jeu des volumes, signature de la maison Eric Tibusch Paris, est une fois de plus de mise avec pour objectif d’allonger la silhouette : les manches sont « tyautées », les jambes s’échappent des jupes ; les robes et vestes deviennent des feuilletés pliages verticaux ou sont vrillées autour du corps. Le sens des vestes est aussi inversé parfois, car Eric aime « décoder » les codes. Les épaules évoquent les armures de guerrières couture…
Eric Tibusch mêle aux dentelles de Solstiss, riches et travaillées, le lin technique, la soie, la mousseline, l’organza, le taffetas, le cuir métallisé, qui côtoient de la fourrure de renard, des plumes, des queues d’alligators ou des carapaces de crocodiles.
Le résultat est résolument couture, aux accents parfois tribaux et futuristes, mais jamais rien d’ethnique.
Pour la première fois également, la maison Eric Tibusch Paris proposera 4 modèles de sacs, réalisés selon les règles de la couture, faits mains, pièces uniques, en taurillon, veau, boc, veau velours. Chaque cliente aura le sien, seul et unique, avec détails personnalisés.
La bande son du défilé a été réalisée en exclusivité par l’artiste américaine Nicole Slack Jones, chanteuse bien sûr, mais aussi comédienne ayant joué au côté de Beyoncé Knowles dans le film « The Fighting Temptations ».
L’élégance et la créativité demeurent l’interprétation d’Eric du chic parisien. C’est un univers où se conjuguent des matériaux nobles utilisés avec confort et modernité. Les mentalités ont considérablement évolué ainsi que les modes de vie aujourd’hui favorisées par les voyages et de ce fait, les saisons pour une collection ne sont plus d’actualité ce qui obligent les clientes à repenser leurs habitudes et leurs garde-robes. Attaché aux traditions et aux techniques des artisans de la haute couture française, il est convaincu qu’il existe une couture moderne et abordable, qu’il aime qualifier de jeune couture et pour lui, elle ne doit en aucun cas perdre son sens mais bien au contraire, bousculer les règles en passant par la réduction du nombre des essayages, par une livraison en trois semaines bref par un langage plus contemporain, qui s’adapte au siècle nouveau pour perdurer, telle est sa devise.




